jeudi 17 janvier 2019

Nouvelle Calédonie (10) : le Grand Sud (1)

Depuis les Cases de Plum

Trois semaines à parcourir l'ouest,

le nord et l'est de Grande Terre.

Quitter Farino et mettre le cap au sud,

à la découverte du Grand Sud

depuis les Cases de Plum au pied du Mont-Dore.


La baie de Prony


La RP3, la route en corniche vers l'est

devient de plus en plus défoncée
Prony : ancien village minier

Créé pour exploiter le bois

puis camp pénitentiaire où vécurent 150 forçats

jusqu'à sa fermeture en 1911.

La baie de la Somme
Couchant sur la corniche
Couchant (suite)

Page en cours









dimanche 13 janvier 2019

Nouvelle Calédonie (9) : retour vers la côte ouest (Farino 2)



D'est en ouest...

Il existe six transversales pour passer

d'une côte à l'autre sur Grande Terre.

En quittant Poindimié nous choisissons

celle de Kouaoua à La Foa afin de rejoindre Farino.

Après Houaïlou (capitale du litchi) nous suivons

la route traversant les mines de nickel de Poro.

Paysages tragiques aux montagnes balafrées

par l'exploitation minière du nickel...

Retour à Farino...

Les deux jours pour Noël au refuge de Farino

avaient été trop brefs... Il nous fallait y revenir.

Nous y voici pour trois jours avant le Grand Sud...

Suspendus dans les arbres depuis le bungalow 1,

ici le temps hémophile coule très lentement :

lectures, concerts d'oiseaux et de coqs,

dégustation de rhums arrangés de l'île

proposés par Florence et Jean-Marc

nos hôtes très sympathiques...
Jean Mariotti : un poète de Farino

Dans leur bibliothèque, nous avons découvert un poète originaire de Farino : Jean Mariotti (1901-1975), fils de Paul Mariotti (1858-1927), transporté au bagne en 1897 pour un crime de vendetta familiale.

Quand l'âcre odeur du soir,
De la ville mouillée, monte aux toits de Décembre.
          Quand la rue souillée pleure au long des trottoirs
          Des sanies qui engluent.
Quand la bise aigre, rasant les murs, se rue avec furie
Transportant en longs couloirs
          Les senteurs rances
          De Paris qui fricotte la tambouille du soir

          Je songe à mon Océanie  …   

Un de ses premiers poèmes, rédigé dans la solitude et le froid de Paris,
suffit à nous éclairer sur l’Océanien que fut Mariotti.
« Je suis né en Nouvelle-Calédonie, c’est exact, et j’y ai passé mon enfance et ma première jeunesse. Mais mon père était corse et ma mère italienne. […] Si j’avais du sang noir, je le dirais sans orgueil ou fausse honte. Mais cela n’est pas. D’ailleurs, plus je vieillis, plus je me sens corse, et la légende ancestrale, pour moi, serait la légende gréco-latine (n’oubliez pas les colonies grecques de Corse).
Je dois sans doute beaucoup à la Nouvelle-Calédonie et à la race qui l’a peuplée de légendes, et ceci, je ne le renie pas, bien au contraire. […]
Comme vous le savez, j’ai passé mon enfance en pleine brousse, j’ai vécu au milieu des indigènes.
Mon premier contact avec l’étude n’a pas été exempt de cocasserie. Il n’y avait pas encore d’écoles, et les précepteurs ou instituteurs étaient pour le moins originaux et mériteraient à eux seuls un volume. » (La Conquête du séjour paisible 267)
C’est ainsi que Mariotti s’est présenté en 1948 à l’éditeur Stock


Le Refuge de Farino restera un moment fort de notre séjour sur le Caillou. Le samedi 12 janvier, nous le quittons pour mettre le cap sur le Grand Sud...

mercredi 9 janvier 2019

Nouvelle Calédonie (8) : côte est (2), Poindimié


De Hienghène à Poindimié

Quitter Hiengène en longeant la côte

sous les cocotiers et les massifs de fleurs...

Par ci par là, de de chaque côté de la route

les tribus proposent dans de modestes échopes

des fruits, des légumes, des fleurs... 

Nous voici avec une provision d'ananas

de pommes lianne, de bananes vertes...

La mission Tié (photo ci-dessus) annonce

l'arrivée à Poindimié pour une étape de quatre jours.



Le gîte Néwé-Jié, coup de coeur du guide,

bien intégré dans la tribu locale,

nous plaît beaucoup avec sa grande cuisine collective.

Situé au sud de la principale agglomération de la côte Est,

et assez proche de la plage du Tiéti

où nous allons nous rafraîchir matin et soir....





La rando de Koyaboa

Point de départ à 500 m du gîte.

Le sentier pentu longe des jardins vivriers

et quelques maigres ruisseaux.

Alizée et Charlotte nous rattrappent

et poursuivent le chemin avec nous jusqu'au sommet

où les regards balaient l'étendue du lagon...




Retour au gîte

Dès le départ, à la simple vue de nos chaussures de rando,

Sandy la chienne est devenue notre guide

jusqu'au sommet où d'un jappement bref

elle nous a signalé qu'il fallait redescendre...

mardi 8 janvier 2019

Nouvelle Calédonie (7) : côte est (1) Hienghene





Changement complet de décor et d'ambiance : 
sous les alizés beaucoup plus présents,
loin des plaines, des savanes, des mangroves,
des ranchs et des gros bourgs caldoches,
de la côte occidentale,
nous cheminons dans une végétation luxuriante.

Bien plus arrosée, la côte orientale présente
une mince bande de terre au pied des montagnes
dominées par le mont Panié (1629 m),
recouverte d'une végétation dense
marbrée de cascades blanches et fougueuses...

Nous voici en terre kanak, à Hienghene
avec son étrange "Poule Couveuse" !
 




Bastion de la culture kanak

Nous sommes dans le fief de feu Jean-Marie Tjibaou.
Une piste au coeur d'une vallée sauvage et grandiose
(où vit une poignée de tribus
très attachées au maintien de leurs traditions)
nous conduit jusqu'à Tiendanite où nous passons une nuit.

Niveau de confort sommaire certes,
(tapis de sol, mince filet d'eau froide)
mais l'important est la rencontre avec deux hommes
qui ont connu Jean-Marie Tjibaou né et enterré ici.

"Quelque soit la violence des événements
qui l'entouraient, il restait une oasis de calme et d'inspiration.
Il était déterminé à obtenir l'indépendance,
mais pas au prix du sacrifice de son peuple."

Son portrait est omniprésent.
Reste aujourd'hui à remplir le cadre
des accords de Nouméa de 1998
et à construire le "Vivre ensemble".




Les falaises de Lindéralique

Quitter Hienghene par le sud
suivre les falaises de Lindéralique
formations rocheuses calcaires étirées
sur plusieurs kilomètres...

Longer la plage près du camping du Billet de 500
prendre un bain ou deux
déguster une ou deux pommes lianne
acheter une papaye au bord de la piste
traverser quelques gués
puis reprendre la route du sud...

vendredi 4 janvier 2019

Nouvelle Calédonie (6) : la pointe nord




La pointe la plus septentrionale de Grande Terre

Nous voici au bout du bout du Caillou...

Première étape au Malabou Beach

posé au bord d'une large baie de sable clair

dans un site grandiose...

Une journée pause, farniente, lecture, bains, hamac...


Saint Sylvestre et Jour de l'An depuis chez Suze & Jo

à quelques mètres du Malabou Beach...

Toujours au bord des flots près de Poum...

Dans un cadre splendide et sauvage,

noyé dans une végétation tropicale

au bord d'une plage de porcelaine,

nous découvrons le Relais de Poingam

où nous avons dégusté une excellente cuisine locale...


 

mercredi 2 janvier 2019

Nouvelle Calédonie (5) : la côte ouest (Voh)



Le cœur végétal : immortalisé par Yann Arthus-Bertrand

c'est ici, dans le village de Voh  !

Nous ne choisissons pas la voie du ciel pour l'admirer.

Debout à six heures, nous voici au pied des monts Takepaïk

avant la grosse  chaleur et grimpons jusqu'à 390 m ;

voici cette mangrove en forme de cœur.


Trois jours très agréables au gîte du Koniambo :

https://fr.gitedukoniambo.nc/

Une excellente adresse que nous recommandons.




La plage de Gatope

Lieu familial, plage ombragée et très agréable

à dix minutes du Gîte de Koniambo.

Nous l'avons beaucoup fréquenté

et un soir, le couchant a décliné son éventail

de couleur sur la mangrove voisine : magnifique !


Toujours sur la plage de Gatope !

Vendredi 28 décembre 2018,

nous aimons beaucoup la plage de Gatope à Voh !


mardi 1 janvier 2019

Belle et joyeuse nouvelle année

Depuis la pointe nord de Grande Terre,


bout du bout du monde


face au Pacifique

nous vous souhaitons


une Année 2019 lumineuse...


Je regarde les fleurs et je souris...
Je ne sais si elles me comprennent
ni même si je les comprends, moi,
mais je sais que la vérité est en elles et en moi
et dans le don divin qui nous est commun
de nous laisser aller à vivre de par la Terre
et de nous laisser porter sur les bras des Saisons heureuses
et de laisser le vent chanter pour nous endormir
et d'abolir dans notre sommeil tous nos rêves.
Fernando Pessoa 

Cap à l'ouest…

Dans un bouquet de lumière ce jeudi 23 janvier 2020 nous quittons Lanau sa prairie, ses bosquets, ses chevreuils, se...