vendredi 20 décembre 2019

Sur le pont !




Le pont transbordeur de Rochefort…

Et si c'était lui le déclencheur…

Si c'était lui, aperçu au générique

d'ouverture des Demoiselles de Rochefort

un soir de mai, au bord de la prairie de Lanau…

Et Rochefort ? Chantons en cœur, ce soir là…

Pourquoi pas ? Chiche ! me dit-elle ?


Nous voici au pied du pont ce 08 décembre 2019…

Le film de la vie continue…




jeudi 12 décembre 2019

La dernière coulée en écriture…

Atelier d'écriture dans le cadre de l'exposition photographique 
à Puy l'Évêque 
La dernière coulée 

Au creux du feu

Points, points de lumière
fourmis, fourmis de braise
fourmis, fournaise
larmes, larmes incandescentes
larmes blanches
larmes étincelles
larmes de feu
enfer d’hier
chaleur intense
infernale chaleur
langue brûlante

combien de Celsius
combien de fahrenheit
combien ? mille, dix mille
peu importe,
chaud, très chaud
brulant, hyper brûlant
aux portes du chaudron
du chaudron blanc intense…

mais, là, dans le coin supérieur droit
une ombre coulée dans l’ombre
une silhouette masquée
silhouette enveloppée de fourmis de braises
jean-paul C.

Dernier jour au feu

Matin d’hiver. Je me prépare à vivre la dernière journée à l’usine. L’heure F a sonné, F comme fermeture. Il fait beau, très beau, une belle matinée de février. Je vais y aller à vélo, oui, à vélo jusqu’au bord de l’eau, l’eau froide du Lot, celle qui refroidit les rives de l’enfer des hauts fourneaux, avec ses couches de feu engloutissant des tonnes de minerai depuis près de deux siècles.
À vélo, tu vas y aller à vélo par ce froid, me lance Suzanne sur le pas de la porte. Elle n’a pas vu ce que j’ai glissé dans mon sac à dos. Je pars en tenue de travail. Un bon pull de laine sous la salopette tachée de flammes rouillées. Mes chaussures sécurit aux pieds ; pas facile pour pédaler.
Toute l’équipe de la dernière coulée est déjà là, prête, recueillie, malgré le mugissement de la bête toujours affamée ignorant qu’il s’agit de son dernier festin. Les gestes s’effectuent calmement dans l’immense cathédrale d’acier où il fait si bon en plein hiver. Gestes précis, rituels, le moindre faux pas peut-être fatal. Y’a-t-il des larmes dans les yeux rougis devant la dernière coulée, rouge magma ; larmes d’adieu, de soulagement…
Au vestiaire, discrètement, je me change, sors mon costume, du dimanche, mes plus belles pompes. J’avance en silence jusqu’au couloir où je dépose les deux chaussures sécurit sur le porte bagages… Et je sors ; dans la rue de Monssempron, je marche droit, élégant tel un gentleman s’en allant au bal…
jean-paul C.

jeudi 5 décembre 2019

La Caravane de Ma'Ruf s'arrête à Boissières…


Autour du conte

L'association "Éclats de lire, éclats de voix" propose,

ce premier jour de décembre, à la médiathèque de Boissières,

sur une idée d'Isabelle, de rencontrer Malou la conteuse…


Et de repartir sur les traces de Ma'Ruf

et de sa caravane imaginaire

échappées des Contes des Mille et Une Nuits…

mercredi 4 décembre 2019

Concert d'hiver à Lanau…



Alter duo…

Premier concert d'hiver à Lanau

ce premier décembre 2019

et notre dernier concert dans le Lot…


Le prochain est prévu le 26 janvier 2020

et que nous accosterons à Rochefort/Océan…


Magnifique voyage musical avec Mozart et compagnie

autour de la contrebasse accompagnée du piano…

dimanche 24 novembre 2019

Au pays de d'Artagnan









Le sonnet et l'épée

Le sonnet fait penser à quelque belle Épée
Dont s’offre la poignée à la main pour appui,
Et dont la lame sans défaut s’effile et luit,
Flexible, étincelante et finement trempée.

Comme elle, qui naquit de l'enclume frappée,
Le Sonnet, héroïque et courtois, mêle en lui,
Dans le métal sonore où le mot chante et bruit,
Aux soupirs de l'amour en écho d'épopée.
Il est arme ou joyau. D'entre ses deux quatrains
Où l'idée est enclose aux huit alexandrins
Son tercet redoublé sur trois rimes s'élance,

Tel que, hors du fourreau, la lame resplendit,
Et, de son dernier vers où le sens se condense,
Enfonce, en l'y laissant, la pointe dans l'esprit.

Henri de Régnier
poème dans 1635/1935
Trois siècles de l'Académie française
par les Quarante, 1935.


Week end gascon avec Ersilia et Jean-Bernard
à l'occasion du spectacle musical à Marciac
Prévert avec Yolande Moreau et Christian Olivier




jeudi 14 novembre 2019

Les dix ans de Philémon

J'ai dix ans
Je vais à l'école
Et j'entends
De belles paroles
Doucement
Moi je rigol'
Au cerf-volant
Je rêve je vole
Si tu m'crois pas hé
Tar' ta gueule à la récré 
Le mercredi j'm'balade
Une paille dans ma limonade
Je vais embêter les quilles à la vanille
Et les gars en chocolat 
J'ai dix ans
Je vis dans des sphères
Où les grands
N'ont rien à faire
Je vais souvent
Dans des montgolfières des géants
Et des petits hommes verts
Si tu m'crois pas hé
Tar' ta gueule à la récré 
J'ai dix ans
Des billes plein les poches
J'ai dix ans …

dimanche 3 novembre 2019

Deux Foréziens en Quercy


L'automne est bien là…

Partis de Saint-Étienne,

en passant par monts et forêts

ils sont arrivés le dernier week end d'octobre

encore tout ensoleillé et bien coloré…


Partages gourmands et promenade

jusqu'à Martignac et son clocher-mur…




Bolets et cèpes…

En route, entre Cantal et Lozère,

nos amis foréziens ont cueilli

quelques cèpes magnifiques 

que Patrick s'est fait un plaisir

de cuisiner à sa façon…


Et d'évoquer autour de la table

Honoré d'Urfé et l'Astrée…

À l'abri de la gariotte, ou caselle, ou capitelle, ou borie,
laisse moi te murmurer
le début de la première partie de l'Astrée
de Messire Honoré d'Urfé :


    Auprès de l'ancienne ville de Lyon, du côté du soleil couchant, il y a un pays nommé Forez, qui, en sa petitesse, contient ce qui est de plus rare au reste des Gaules, car, étant divisé en plaines et montagnes, les unes et les autres sont si fertiles, et situées en un air si tempéré que la terre y est capable de tout ce que peut désirer le laboureur. Au cœur du pays est le plus beau de la plaine, ceinte, comme d'une forte muraille, des monts assez voisins et arrosés du fleuve de Loire, qui, prenant sa source assez près de là, passe presque par le milieu, non point encore trop enflé ni orgueilleux, mais doux et paisible. Plusieurs autres ruisseaux en divers lieux la vont baignant de leurs claires ondes, mais l'un des plus beaux est le Lignon, qui vagabond en son cours, aussi bien que douteux en sa source, va serpentant par cette plaine depuis les hautes montagnes de Cervières et Chalmazel, jusqu'à Feurs, où Loire le recevant, et lui faisant perdre son nom propre, l'emporte pour tribut à l'Océan.

Cap à l'ouest…

Dans un bouquet de lumière ce jeudi 23 janvier 2020 nous quittons Lanau sa prairie, ses bosquets, ses chevreuils, se...